Avoir peur de soi-même - En route vers l'acceptation

Penser, ressentir, aimer, analyser, comprendre, lâcher-prise, grandir et s'aimer tout simplement...

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Penser et ressentir : Je pense trop, beaucoup, intensément, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. La rumination mentale est mon fléau, et la cause de toutes mes souffrances. Mais en même temps, cette explosion de pensées à la minute, me permet également d’être beaucoup dans la résilience, d’accepter les événements et de m’en remettre rapidement. En effet, je trouve facilement des solutions tellement je retourne tous les problèmes dans ma tête (des solutions à des problèmes concrets), je déborde d’imagination, je crée, je me nourris facilement de l’intérieur et je me renouvelle énormément au cours de ma vie. En fait, je suis comme un phoenix qui peut se réduire en cendres mais renaître de celles-ci pour accéder au level suivant. C’est épuisant, mais putain qu’est-ce que c’est enrichissant. Voilà mon côté sombre. Mon cerveau en fait. Mes pensées, toujours liées à des émotions intenses. Je suis quelqu’un d’intense et de profond, mais j’essaye de trouver la voie du milieu afin de pouvoir canaliser ce qui me fait du mal, et d’avoir un esprit plus tempéré. Je peux voir tout en noir et l’heure qui suit me sentir flotter dans l’air comme un oiseau libre et majestueux. C’est comme ça, je suis comme ça. Mais je ne m’accepte pas encore dans cette totalité qui m’effraie parfois, et qui me décourage bien trop souvent. Car oui, tout le monde ne peut accepter ces facettes là, qui peuvent parfois dérouter, mais je pense qu’au lieu d’accepter il faut juste prendre le temps de comprendre. Comme on étudierai le fonctionnement d'une machine qui carbure de manière atypique, et pouvoir ainsi la manier et la rendre productive. Au final, c’est de la théorie et de la science, un cerveau. 

Penser et ressentir sont mes deux forces et mes deux faiblesses. Je confonds intuition et anxiété, et parfois, le court circuit n’est pas loin (en ce moment je suis dans une phase de court circuit où tous mes sens sont brouillés et où j’ai un peu de mal à me reconnecter à moi-même). Est-il possible qu’on m’aime dans cette totalité, qu’on trouve cette totalité formidable et qu’on puisse vivre avec au quotidien ? Si moi je le peux, et que j’embrasse cette façon de fonctionner, alors je pense que tout rentrera dans l’ordre. Mais c’est un long travail et cela demande du courage. 

Travailler sur ses énergies est une excellente chose, et j’en comprends le sens aujourd’hui. TOUT est une question d’énergies. Je le constate. Dans mes périodes de flou artistique merdique, je dégage des énergies plus ou moins négatives. Et comme par hasard, j’entraîne + de disputes, + de maladresses, et au final + de ressentis négatifs chez mon interlocuteur, qui au final tel un animal, doit ressentir mes basses énergies du moment. Et au contraire, lorsque je me sens plus légère, plus solaire et plus positive (et parfois ça se provoque volontairement), je reçois des cadeaux de la vie, des mots doux gratuits de mon amoureux et je vois la vie différemment. 

 

 

Méditer sur ma peur : J’ai toujours été et je serai toujours quelqu’un d’anxieux. Perfectionniste, dure avec moi-même mais tolérante avec les autres, j’ai peur de l’échec, j’ai tendance à fantasmer et à me balader dans ma tête de rêveuse. Bref, j’ai des prédisposions à être un peu idéaliste et donc souvent exigeante. Mais j’y travaille jour après jour ! 

Toutes mes angoisses de jeunesse ne se sont pas apaisées. A certains moments elles surgissent, mais durent moins longtemps et sont moins puissantes qu’avant. Notamment depuis que j’ai rencontré mon amoureux actuel, avec qui je file un amour très fusionnel (la fusion c’est beau mais be careful car ça peut vite devenir dangereux pour l’épanouissement individuel), rempli de tendresse, de projets, de dynamisme et tout simplement rempli d’amour inconditionnel. 

 

Mes échecs passés resurgissent face au vertige de l’amour, face à la sensation de vulnérabilité qui me prend lorsque je me rends compte à quel point je suis amoureuse et à quel point je ne pense pas mériter cet amour. Mon coeur peut en prendre un nouveau coup, et je peux à nouveau devoir faire le deuil d’une personne qui me comble de joie. 

C’est très difficile d’accepter le jeu de la vie. D’accepter que tout soit éphémère, et que les chocs émotionnels fassent partie du deal. La méditation m’aide à mieux appréhender ces angoisses là, à y trouver du beau, de l’apaisement et un sens tout simplement. Car oui, sans la crainte de perdre l’être aimé, l’amour ne serait pas un élément pour s’élever vers le haut, pour se développer et devenir meilleur pour l’autre et pour soi. Sans la mort, la vie n’aurait pas de challenge et notre passage ne mériterait pas d’être fleuri chaque jour. Tous les jours j’essaye d’accepter le challenge, de l’embrasser, de ne plus en avoir peur et de ne plus laisser mes émotions négatives prendre le contrôle sur cette beauté. En fait, je crois que c’est la liberté qui m’effraie. La liberté d’être ce que je suis, de prendre le risque qu’on ne m’aime pas, qu’on me rejette, la liberté de faire des choix et de les assumer, la liberté d’aimer et de le laisser m’aimer, au risque qu’un jour, lui même prenne la liberté de regarder dans une autre direction que la mienne. Mais c’est le pari de la vie, et je n’ai pas d’autre choix que de l’accepter. Je pense que le jour où j’accepterai à 100% cette loi, je ne la trouverai pas si décevante que ça. J’y trouverai un sens et de la beauté. J’en suis sûre. 

 

Aimer : Aujourd’hui je suis amoureuse. Je me suis laissée choisir par un garçon, petit à petit, comme un oiseau qui a fait son nid. Au départ, je n’étais pas prête, je ne voulais pas, je ne le connaissais pas tout simplement. Puis, j’ai croisé son regard dans la vraie vie, son énergie indescriptible, son sourire, la lueur dans ses yeux, la forme de sa tête d’intrépide, et je l’ai aimé. Presque tout de suite. J’ai été connectée, ça a résonné, ça s’est matérialisé. J’ai du mal à bien aimer parfois. Je m’embrouille toute seule. Comme tous les humains, il y’a des éléments inconscients qui nous poussent à adopter certains comportements, à mettre au point certains schémas de protections etc…Mais lui, il est pur. Et cette pureté, elle m’a fait peur (sans blague, j’ai encore peur d’un truc...). Elle m’était étrangère, car dans mon esprit, j’ai un surplus de beaucoup de choses, de mon passé, de mon futur, de mes fantasmes, de mes questionnements. Bref, c’est compliqué de réussir à être réellement pure et moi-même quand j’ai peur de souffrir et que j’analyse mes moindres faits et gestes. Mais lui, il dit tout ce qu’il pense, il n’a pas peur de souffrir, il donne, il donne, il donne, encore et encore, il parle avec son coeur, avec une spontanéité déconcertante et parfois enfantine. J’avais peur de ça parce que c’est exactement tout ce que j’aimerais réussir à faire quand je suis amoureuse. Mais au début, j’ai du mal. Je teste, je tâte le terrain, je réfléchis 1000 fois avant de me décider à m’ouvrir, au risque de faire fuir la personne. Les textos me paralysent, car ils me renvoient à plein d’échecs et de sensations de déceptions vécues auparavant, c’est vraiment une torture les sms je trouve. Surtout quand t’es anxieux comme moi. J’arrive pas à être normale par sms, à me laisser aller, à juste prendre ce qu’on me donne et ne rien décortiquer. Alors que lui, il est authentique, vrai et LIBRE. Et c’est cette liberté m’effraie, me fascine et me fait énormément évoluer. T’aimer est un cadeau gratuit, merveilleux et inattendu, que j’essaye de préserver, savourer et entretenir tous les jours. Tu es entré dans ma vie à une période où j’étais entre deux mondes, je deviens une femme, dans la vie active, je construis mon nouvel univers, et tu t’y es installé avec tes grosses valises, comme dans une pièce de théâtre rigolote et romantique. J’ai peur de te perdre, parce que je t’aime et que tu me combles. Parfois je suis dure, en colère et vulgaire, mais c’est parce que mon coeur se protège, se défend, et au final se prépare à t’aimer davantage chaque jour. Merci de m’accepter comme je suis, de m’aider à apaiser ma petite machine de guerre qui se trouve dans ma tête et merci de m’enseigner le calme intérieur juste en étant toi-même. Tu me fais beaucoup de bien et je t’aime. 


Un éléphant sur le doigt 

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