Le film de la semaine - Lovelace

Lovelace un elephant sur le doigt

"La vérité est bien plus profonde que vous ne le pensez..." - Le slogan français du phénomène LOVELACE. A priori un film autobiographique sur la star du porno 70's, Linda Marchiano (Linda Lovelace). Mais plus le film avance, plus on prend conscience de ce qui se cache derrière cette oeuvre. Une dénonciation de la condition féminine et du porno dans les années 70. Et ça fait mal. 

L'histoire: Linda Marchiano a 21 ans, lorsqu'elle rencontre son futur mari Chuck Traynor. La jeune fille vit avec ses parents, aux moeurs strictes et religieuses, dans un petit village un peu paumé. Sa rencontre avec Chuck va la libérer et changer sa vie. Elle quitte le domicile familial et part entamer une vie libertine, avec cette sorte de mac. L'homme en question, va lui faire découvrir le sexe, et faire d'elle une des plus grandes star du porno de l'époque (succès du film porno "Gorge profonde", qui était une référence à cette période). 

Le film est divisé en deux parties. La première partie raconte la vie glamour, spontanée de cette jeune fille qui va connaître gloire et paillettes du jour au lendemain. Elle va filer le parfait amour avec son homme, et va se sentir de plus en plus épanouie dans son rôle de femme. Ca c'est ce qu'on croit au début. Mais arrivé vers la fin du film, on revisite les premières scènes, sous un autre point de vue. Le sien. Et on découvre l'horreur. Linda est en fait une femme battue, violée, soumise, comme la plupart des femmes de l'époque, qui n'avait souvent pas d'emprise sur leur destin. Le film prend une tournure qui nous surprend et nous révolte. Un message qui est bien transmis, et de plus, nous fait regarder le porno sous un angle totalement différent.

Note personnelle: Amanda Seyfried est époustoufflante dans ce rôle engagé. Quant à Peter Sarsgaard, encore dans la peau d'un personnage malsain mais qu'il interprète génialissimement. Cerise sur le gâteau, la B.O du film est top ! 

Une équipe d'acteurs géniaux + une réalisation suprenante = on approuve. En clair, une séance ciné à faire, même si on se sent un peu remué par la suite. 

un elephant sur le doigt

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