J'ai 20 ans

Un éléphant sur le doigt dédicace cet article, à tous ceux qui ont eu 20 ans, qui ont 20 ans ou qui auront 20 ans. Il est temps d'émettre un petit bilan de vie, mais c'est surtout que j'ai envie d'écrire ma vingtaine pour vous. Tu t'en fous?

 

Un éléphant sur le doigt j ai 20 ans


C'est dit, c'est su. J'ai un âge qui me paraissait plein de sagesse et de rayonnement, 20 ans. Bah tu vois, lecteur, 20 ans, c'est un âge compliqué, voire incertain. Ce n'est sûrement pas le cas pour tout le monde. Mais moi je le vis comme ça. Oui, on le sait, je suis un petit moineau fragile, torturé (je n'aime pas ce mot) mais quand même, j'ai une tête. À 20 ans, en fait depuis 17 ans, je vis les choses intensément. C'est beau, ça fait mal, c'est sauvage. Comment l'expliquer...

Ton corps ressent des vibrations, mais s'engueule avec ton conscient, ta raison, tes cadres de références. Tout paraît flou, plus de  règles, tu es lâché. C'est peut-être un début de liberté. Ou quelque chose de sombre, si "le sombre" existe vraiment. Mais c'est rapide, vertigineux

 

Erreur de cojugaison

La forme verbale démolie devrait être remplacée par la forme verbaledémolit.

ignorer
 


Ca te démolit pour te reconstruire. À priori, c'est normal. Mais brutal. Ca c'est la partie des doutes, des remises en question, de l'entrée théâtrale de toutes nouvelles valeurs et découvertes. Et toi à 20 ans, tu ressens ces choses-là? Comment tu fais pour avoir confiance dans ce bordel flou? Écris moi!

À 20 ans, t'aime ce garçon, tu te réfères encore aux films, tu es fleur bleue. Tu veux parler prudemment. T' étouffe quand tu minimises. Tu souffres quand t'extrapoles. Tu compares, tu t'identifies, tu perds confiance, t'as des ailes, tu doutes. Les attentes. Ah oui t'essaie de plus en avoir, tu continues, tu t'entraînes pour te connaître, parce qu'il paraît que c'est la clé de l'apaisement. 

Puis tes amis, des nouveaux, des anciens, perdus, retrouvés, rencontrés. Tu'as envie d'être avec les uns, puis plus du tout. Puis à nouveau. L'amitié devient un nid chaud, heureusement qu'elle est là. Puis cela t'ennuie, non tu préfères vivre seule. C'est une vague, un rollercoaster, une pierre fragile.

Et ta famille dans tout ça? Ta famille, tu l'aimes, tu dépends d'eux, mais tu es en colère. Tu ne sais pas trop pourquoi tu penses à leur éducation. Tu te demandes pourquoi comme cela et pas comme ci? Sont-ils des gens bien? Tu dois faire confiance à ceux qui t'aiment? Tu dois dire les choses? Tu dois te taire et rester positive? "Maman, j'ai envie de la voir, ouais j'ai besoin d'elle là". "Non en fait j'irai dans deux semaines, ce n'est pas le moment de les voir, je ne le sens pas". C'est blanc, mais c'est noir. C'est égoïste. Tu es peut-être pas non plus une bonne fille. 

Je ne pourrai pas tout écrire, j'aurai l'air d'une imbécile qui se pose trop questions. Je pense que c'est un processus inévitable pour moi, à cet âge. Et pour vous? Je voudrais remercier profondément mes amies, oui surtout des filles. Vive la féminité, c'est cool comme truc. Merci à ma famille, que j'aime, d'une façon étrange mais que j'aime. Merci à toi aussi, je sais que tu me lis. Je t'aime, mais je te l'ai déjà dit. Merci quand même à mon cerveau d'être en bonne activité et de m'aider à devenir une femme épanouie. Merci à mon système nerveux, à mon coeur et mon corps, de bien fonctionner.

A bientôt. 

 

Un éléphant sur le doigt 

 

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